Photogrammétrie et modélisation 3D

La photogrammétrie par drone est aujourd’hui l’une des technologies les plus puissantes à disposition des professionnels du génie civil, du bâtiment, de la topographie et de l’urbanisme. Elle permet de reconstruire fidèlement un terrain, un bâtiment ou un chantier en trois dimensions sur un ordinateur à partir de photos aériennes. Simple en apparence, mais redoutablement précis en pratique.

capture d’écran 2026 02 25 à 23.51.28

Comment ça fonctionne ?

Le principe repose sur une idée fondamentale : si l’on photographie un même objet depuis plusieurs angles différents, il est possible de recalculer mathématiquement sa forme et sa position dans l’espace.

Concrètement, le drone survole la zone selon un plan de vol programmé et capture des centaines, parfois des milliers de photos avec un certain pourcentage de superposition (on parle de recouvrement).

En comparant les points communs entre les photos et en connaissant la position exacte du drone à chaque prise de vue, le logiciel de photogrammétrie va permettre de calculer par triangulation la position de chaque point du terrain ou du bâtiment. Ce processus s’appelle la corrélation d’images ou Structure from Motion (SfM). Grâce à cela, on peut donc générer un nuage de millions de points qui permettent de reconstituer la géométrie du terrain/du bâtiment en 3D.

schema recouvrement
Schéma explicatif du recouvrement en photogrammétrie, Steull’Air 2026

Le schéma ci-dessus explique ce qu’est le recouvrement en photogrammétrie. Le drone va effectuer plusieurs photos avec un intervalle régulier, plus l’intervalle est long, plus le recouvrement des photos sera faible.

Entre la photo 1 et la 2 du schéma, on a un grand intervalle ce qui nous mène à une superposition d’environ 50%. C’est à dire que 50% du contenu de la première photo est présent sur la deuxième.

Entre la photo 3 et 4, l’intervalle est plus court. Le drone va donc effectuer moins de distance entre les 2 photos, ce qui mène à une superposition plus élevée. Dans ce cas-ci, le recouvrement est d’environ 75%.

En photogrammétrie, plus le recouvrement sera élevée, plus notre nuage de points sera précis et détaillé. Cependant, cela implique de réaliser davantage de photos qui sont de très haute résolution ce qui peut, pour de grands projet, augmenter considérablement le temps de traitement.

Quelle est la différence avec une simple photo aérienne ?

Une photo aérienne, même de haute qualité, ne vous donne qu’une vue en 2D d’un instant précis. La photogrammétrie va beaucoup plus loin : elle extrait la profondeur, les volumes et les altitudes à partir de ces images.

Là où une photo vous montre à quoi ressemble un terrain, la photogrammétrie vous dit exactement comment il est fait : sa pente, ses dénivelés, ses volumes de terrassement, ses distances réelles. C’est la différence entre regarder une carte et tenir un modèle réduit entre les mains.

Les livrables concrets : ce que vous obtenez

Selon vos besoins, une mission de photogrammétrie par drone peut produire plusieurs types de données exploitables :

Le nuage de points : Il s’agit de millions de points géolocalisés dans l’espace, chacun portant une coordonnée X, Y et Z précise. C’est la donnée brute de référence, importable dans les logiciels de CAO et SIG.

Le Modèle Numérique de Surface (MNS) : Il représente la surface telle qu’elle est, végétation et bâtiments inclus. Utile pour analyser l’environnement global d’un site.

Le Modèle Numérique de Terrain (MNT) : Il représente uniquement le sol nu, sans les éléments en surface. C’est le livrable de prédilection pour les calculs de terrassement et le suivi de travaux.

Le modèle 3D texturé : Une reconstruction tridimensionnelle complète, visuellement réaliste. Particulièrement efficace pour les présentations aux maîtres d’ouvrage, les permis de construire ou les réunions de chantier.

L’orthophoto géoréférencée : Une image aérienne 2D corrigée géométriquement, directement superposable à vos plans. (Pour en savoir plus, retrouvez notre article dédié à l’orthophoto.)

Pourquoi le drone change la donne

Jusqu’à récemment, la photogrammétrie était réalisée depuis des avions ou des hélicoptères. Les résultats étaient corrects, mais l’altitude de vol limitait la précision à 15–30 cm par pixel, les missions étaient coûteuses, et les données n’étaient mises à jour que tous les 3 à 5 ans.

Les drones professionnels d’aujourd’hui volent à quelques dizaines de mètres du sol. Résultat :

  • Précision jusqu’à 1 cm par pixel, bien au-delà de ce qu’un avion peut offrir
  • Rapidité d’acquisition : une zone de plusieurs hectares peut être capturée en moins d’une heure
  • Flexibilité : les données peuvent être collectées à la semaine, selon l’avancement de vos travaux
  • Coût maîtrisé : une mission drone est significativement moins chère qu’une campagne aéroportée classique

Cas d’usages typiques

La photogrammétrie par drone est utilisée dans de nombreux domaines professionnels :

Suivi de chantier : comparer l’avancement réel des travaux avec les plans, contrôler les volumes de terre déplacés, documenter chaque étape pour les réunions de coordination.

Topographie et relevé de terrain : remplace avantageusement des relevés au tachéomètre sur de grandes surfaces, avec un gain de temps considérable.

Calcul de volumes : déblais, remblais, stocks de granulats, carrières. Les volumes sont calculés avec une précision que les méthodes traditionnelles peinent à atteindre.

Inspection d’ouvrages : ponts, barrages, toitures, façades. Le drone capture des zones difficiles d’accès en toute sécurité et permet de réaliser des mesures avec une précision centimétrique.

Aménagement du territoire et urbanisme : modélisation de zones d’expansion, études d’impact paysager, planification d’infrastructures.

La précision centimétrique : le rôle du système RTK

Obtenir une précision centimétrique ne dépend pas uniquement de la qualité de la caméra. Le facteur clé, c’est le positionnement GPS du drone au moment de la prise de vue.

Un GPS standard offre une précision de 3 à 5 mètres qui est largement insuffisante pour de la topographie professionnelle. C’est pourquoi nos drones sont équipés d’un système RTK (Real-Time Kinematic), qui corrige la position GPS en temps réel grâce à une station de référence au sol. Ce système réduit l’erreur de positionnement à 1–2 centimètres, ce qui se répercute directement sur la précision de l’ensemble du modèle produit.

Ce que propose Steull’Air 🛸

Chez Steull’Air, nous réalisons des missions de photogrammétrie par drone pour des professionnels en Suisse. Nous intervenons sur des chantiers de génie civil, des sites industriels, des domaines agricoles, des zones de développement urbain, et bien d’autres contextes.

Nos drones sont équipés de systèmes RTK pour garantir cette précision centimétrique qui fait la différence au moment d’exploiter les données. La mission est planifiée à l’avance, réalisée en quelques heures sur site, et les livrables vous sont remis dans les formats de votre choix : nuage de points (.LAS, .PLY), orthophoto (GeoTIFF), modèle 3D (OBJ, DXF), MNT/MNS accompagné d’un rapport détaillant tous les points qui vous intéressent.

Que vous ayez besoin d’un relevé ponctuel ou d’un suivi régulier de chantier, nous adaptons notre intervention à vos contraintes et à votre budget.

Vous avez un projet en tête ? N’hésitez pas à nous contacter pour discuter de vos besoins — nous vous proposerons une approche sur mesure.

Nom/Prénom/Nom de l’entreprise
Adresse e-mail
Message
The form has been submitted successfully!
There has been some error while submitting the form. Please verify all form fields again.

FAQ

La photogrammétrie par drone peut-elle remplacer un relevé topographique classique ? Dans la majorité des cas, oui. Pour des surfaces de plus de quelques centaines de mètres carrés, la photogrammétrie est plus rapide, moins coûteuse et tout aussi précise (voire plus). Sur de petites zones complexes ou en intérieur, le relevé traditionnel garde cependant ses avantages.

Quelles sont les conditions météo nécessaires ? Un ciel couvert mais sans pluie est idéal : la lumière diffuse évite les ombres marquées qui peuvent nuire à la qualité des images. Les missions sont évitées par vent fort (>45 km/h), pluie ou brouillard.

Quels logiciels utilisez-vous pour le traitement ? Nous utilisons des logiciels professionnels de photogrammétrie reconnus dans le secteur pour garantir des résultats fiables et reproductibles tels que DJI Terra, DJI Modify

Faut-il placer des points de calage au sol (GCP) ? Avec un drone RTK, les points de calage au sol (GCP) ne sont pas toujours obligatoires. Ils peuvent néanmoins être utilisés pour atteindre une précision encore supérieure ou pour valider les résultats sur des projets à hautes exigences.

Actif en Suisse romande — Steull’Air propose des missions de photogrammétrie par drone dans tout le Jura bernois, le canton de Neuchâtel, Vaud, Fribourg et les cantons limitrophes. Que ce soit pour un bâtiment à Moutier, un chantier à Delémont ou une infrastructure en Valais, nous nous déplaçons avec notre équipement sur site. Les livrables (modèle 3D, nuage de points, rapport de mesures) sont remis sous 5 jours ouvrables.

STEULL’AIR — JURA & SUISSE ROMANDE

Un projet qui nécessite cette technologie ?

Nous intervenons dans toute la Suisse romande — Jura, Berne, Neuchâtel, Vaud, Fribourg. Devis gratuit sous 48h ouvrables.

Demander un devis gratuit →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *